IRON MAIDEN

 

HEAVY METAL

 

Label : Sanctuary
Nationalité : Anglaise
Genre principal : Métal
Naissance : 1975 à Leyton, East London

 

Iron Maiden c’est une machine infernale, une énergie démoniaque de heavy metal et de merchandising, de médiéval en haillons et de Donjons & Dragons en plastique : 100 millions d’albums vendus, des millions et des millions de sac US griffonnés à la sortie des collèges, des tonnes de tee-shirts vendus à l’effigie de la mascotte zombie édentée, des kilomètres de vestes en jean aux manches déchirées, des milliers de parents se plaignant de la coupe de cheveux de leurs fistons, de nombreuses accusations de satanisme et de sorcellerie lancées par tous les proviseurs du monde, bref, Iron Maiden fut longtemps la plaie des parents et continue à l’être, bien que les fils aient grandis maintenant et qu’ils portent des pantalons en cuir et des petites plumes en guise de boucles d’oreille. Iron Maiden c’est aussi des titres d’albums : The Number of the Beast (le chiffre de la Bête), Seventh Son of a Seventh Son (le 7e fils d’un septième fils), No Prayer for the Dying (pas de prière pour le mourant), Killers (tueurs), Dance of the Death (danse de la Mort), etc. Charmant. On comprend l’inquiétude des parents mais on peut aussi les tranquilliser en leur expliquant que l’aspect satanique est monnaie courante dans les groupes de heavy metal et qu’il s’agit plutôt en l’occurrence d’un néo-romantisme : les donjons médiévaux, les princes et les reines, les incantations de magie noire afin de pimenter l’écoute des albums, les nuits de pleine lune lycanthrope, l’impression d’être dans un autre temps, loin des produits télévisuels, un autre monde, sans portable, sans VTT, un monde où les dragons sont sagement assoupis sur un trésor (à noter au passage que cette imagerie est aussi valable pour certains groupe de rock progressifs bien babas genre Jethro Tull). En fait, c’est Black Sabbath qui a ouvert les hostilités avec son cinquième album (superbe) Sabbath Bloody Sabbath (1973).

 

IRON MAIDEN Somewhere back in Time 1/2

 

urfant sur la vague Led Zeppelin et les envolées incontrôlées des guitaristes anglais de ces années-là, Ozzy Osbourne et ses potes habillés en fermiers moyenâgeux paumés sous acide ont lancés le « satanic heavy metal style » et il n’est pas étonnant d’apprendre que les Iron Maiden s’en réclament au même titre qu’ils se réclament de Motörhead. En y réfléchissant bien, Maiden c’est un mélange des deux, moins rock’n roll bluesy que Motörhead et plus speed que le « noir sabbat » néo-hippie de Sir Osbourne. Evidemment, Iron Maiden est un groupe anglais (comme 80% des groupes qui ne font ni du funk ni du rap) et s’est formé en 1975 à l’est de Londres sur l’instigation du bassiste Steve Harris. La première formation compte Paul Day (voix), Dave Sullivan (guitare), Terry Rance (guitare), Ron Mattews (batterie) et sur le tard Dave Murray (guitare). De ce premier line-up, il ne restera que Dave Murray et Steve Harris à la sortie de leur premier disque éponyme en 1980. Sur la pochette, la fameuse mascotte, Eddie, sorte de mort-vivant crée par le dessinateur Derek Riggs et que tu verras par la suite porter une hache, en camisole de force ou sortant des entrailles de l’enfer, la gueule béante. 1980, c’est une grosse année pour la musique, non seulement en terme de quantité mais surtout en terme de qualité : Back in Black d’AC/DC, Uprising de Bob Marley, “Walking on the Moon” de Police, Bass Culture de LKJ, "Sandinista" des Clash ou encore « Gaby, oh Gaby » d’Alain Bashung. Mais plus que tout, Iron Maiden récupère les gens que le punk rebute et qui sont à la recherche d’une violence qui serait plus musicale que politisée. En 1982 et après l’album Killers, le groupe se sépare de son chanteur et fait entrer Bruce Dickinson (qui fera une belle carrière solo par la suite).

 

IRON MAIDEN Somewhere back in Time 2/2

 

Ils sortent l’album The Number of the Beast et se retrouvent propulsés sur la scène internationale de l’heavy metal. Ensuite, le groupe se reforme, se sépare, se re-reforme, se re-sépare, se désagrège et s’agrège, bref, on ne sait plus qui est où ni comment. Une chose est sûre : Iron Maiden restent toujours en fer vu le nombre de tournées qu’ils continuent à écumer et leur dernier disque Death on the Road (2005). On ne sait pas qui de la « mort vivante » ou du métal leur permet d’être aussi résistants. Peut-être, justement, le fait de se séparer et de se retrouver pour se séparer et se retrouver….une instabilité de zombie.

 

SOURCES :